La symbiose entre le feu et la danse, offre un spectacle fascinant car il rappelle le lien profond qui unit l’homme au divin. Danser avec le feu…ce rituel existe depuis le commencement de la civilisation et se perpétue encore de nos jours.
Encore faut-il avoir une bonne maitrise des deux disciplines. Manipuler le feu, exige de la concentration, de l’anticipation ainsi que la maitrise technique des accessoires que vous utiliserez. Mon conseil : observer la gestuelle des bras et des mains qui définit le style de danse à elle seule. Répétez ces gestes avec des éventails, des torches ou des petits bâtons puis enflammez vos accessoires et vous verrez ce qui est réalisable ou non.
Le flamenco
Inscrit au patrimoine culturel de l’humanité de l’UNESCO, le flamenco est une danse traditionnelle née en Andalousie au 18ᵉ siècle. Issue du folklore populaire de la culture arabo-musulmane, juive, chrétienne et indienne, c’est probablement l’une des plus anciennes danses du monde occidental.
Sur le plan technique, le flamenco se caractérise par le travail des pieds qui frappent le sol. L’improvisation est omniprésente et l’interprétation très personnelle. Le port de tête et la position des bras et des mains, résument à eux seuls, l’état émotionel de celui ou celle qui danse.
Matériel de feu : éventails, couteau,...


« L’Amour sorcier » d’Antonio Gades (danseur et chorégraphe espagnol)
Le tango argentin
Inscrit au patrimoine culturel de l’humanité de l’UNESCO, le tango est né à Buenos Aires en Argentine et à Montevideo en Uruguay, à la fin du 19ᵉ siècle. Il ne faut pas confondre le Tango qui est une musique d’immigrants de toutes les nationalités et le Tango Argentin, issu des divers métissages artistiques et culturels de son histoire.
L’hommei guide sa partenaire dans une marche improvisée, car les pas de danse ne sont pas codifiés.
Matériel de feu : à vous de voir…


La Compagnie Bilbobasso (cracheur de feu, jonglerie pyrotechnique,…)
La danse africaine
Les danses traditionnelles ancestrales s’inspirent de la culture et de l’histoire, de chaque pays. Les plus anciennes sont originaires du sud du Sahel (les Amharas d’Éthiopie), d’Afrique occidentale (les Songhaïs du Niger) et d’Afrique de l’Ouest (les Dogons du Mali). Il y a les danses destinées à faire tomber la pluie, les danses du feu, les danses d’initiation… En Afrique plus qu’ailleurs, la danse est l’expression de la vie. Les percussions sont omniprésentes et les danseurs puisent leur énergie dans le sol. Si le groupe joue un rôle important, chacun est libre de son interprétation.
Matériel de feu : torches, bâtons, bolas


Le new burlesque
Le burlesque voit sa popularité exploser aux États-Unis dans les années 1940 avec l’apparition des pin-ups, mêlant poses humoristiques, érotisme et glamour. La plupart du temps, les artistes (les effeuilleuses) se déshabillent avec grâce et humour. Dans les années 90, le burlesque se renouvelle en ajoutant la performance artistique à l’art de la séduction.
Le new-burlesque a redéfini la culture pin-up en la rendant accessible à des interprètes libres d’exprimer leur identité. Ce renouveau a également ouvert la voie à d’autres artistes venus du cirque et des arts de la rue.
Attraction de music-hall ou de cabaret, c’est avant tout un numéro d’effeuillage mais c’est également une performance artistique.
Matériel de feu : éventails, ailes, torche, mains de feu,…



Une effeuilleuse dans un numéro de Fire eating.
